Le cerf de Thomas tiré à l'approche au brame, en forêt domaniale d'Orléans, avec l'Office national des Forêts

Salut Jean Pierre,

Je suis arrivé lundi soir dans une auberge vers 18 h. Le temps de m'installer et d'aller dîner.

En sortant du restaurant pour aller dans ma chambre, vers 21 h, j'entends bramer; j'écoute de nouveau pour être sûr : pas de doute, ça brame tout autour de l'auberge : "le ton est donné !"

Impossible de trouver le sommeil avec l'impatience du lendemain mais ausi l'inquiétude de la météo car il commence à pleuvoir avec un vent très fort.

Mardi matin, 6 h, j'attends mon guide ONF sous la pluie. Je m'efforce d'y croire mais commence à douter : deux jours de pluie au mois de septembre, c'est pour moi...

Mon guide arrive et nous stoppons une première fois le véhicule pour écouter, mais rien, nous roulons encore quelques centaines de mètres et là, sur une parcelle en étoile typique de cette forêt d'Orléans, cela brame fort : nous identifions à l'écoute quatre cerfs différents.

C'est décidé : nous approcherons sur ce secteur.

En attendant, il fait encore nuit et il pleut; nous attendrons le lever du jour dans la voiture.

7 h, nous nous préparons et, miracle, il pleut encore un peu mais le vent s'est calmé.

Nous décidons d'entrer dans le bois de pins et de fougères, cela brame devant nous : au son, deux grosses voix à cent mètres : impressionnant ! (mon guide est un jeune débutant qui est en train de passer le permis), un peu gauche, mais passionné et engagé.

Stop ! sur la gauche, un rot et un petit cerf, daguet ou quatre, passe à une trentaine de mètres au trot. Cela brame de plus en plus fort devant nous : deux grosses voix cette fois; je le sais, nous ne sommes vraiment plus très loin; je tourne la tête sur la gauche, je vois ce cerf arriver droit sur nous puis, plus rien ! Nous reculons et nous nous mettons dans un endroit plus clair avec une belle ouverture de tir. Ca tourne devant nous et une biche passe à quarante cinq mètres en plein travers, je sais que le cerf va suivre; il se frotte les bois à terre et je ne vois que la moitié du corps; mon guide insiste : "tirez ! tirez !".  Non, il faut être patient : si je tire à ce moment, je sais que c'est la fuite assurée. Il repart à l'endroit où la biche est passée : je suis prêt. Tout va très vite : je m'aperçois à ce moment précis que c'est un beau cerf. La croix dans le cou, je serre la détente et le cerf s'effondre net sur place (cal 7 x 64 avec la steyr mannlicher).

Plus aucun mouvement, nous attendons cinq minutes au cas où, mais je le sais, je viens de prélever un cerf, mon cerf; cerise sur la gâteau, c'est un beau douze.

Nous ne parlons plus, submergés lui et moi par l'instant, l'émotion, la joie, le respect, un sentiment unique.

Ma première pensée va à papa : il en a tellement rêvé pour moi; je l'appelle, fier comme tout.

Ensuite, il faut sortir ce cerf de la parcelle : 215 kg, nous appelons du renfort : quatre agents de l'ONF nous rejoignent, sympas. Nous passons la matinée à la maison forestière pour la découpe puis déjeuner de retour à l'auberge. Il est seize heures et je pars me reposer.

Je suis arrivé à Dijon ce matin.

Impatient, tu imagines, de faire la surprise à papa !

 

                                                             Thomas F.   Septembre 2012

 

 

Le cerf de Georges, tiré en battue dans le Cantal.

Bonjour Jean Pierre,

 

J'ai débuté ma saison de chasse aux cervidés dans le Cantal ce dimanche. J'ai eu la chance de prélever ce dix cors sur cinq cervidés tués. Je n'ai pas pris ma carte en Côte d'Or car je me suis retrouvé seul pour venir chasser. J'ai réussi à avoir une carte à l'ACCA de Auriac l'église, c'est à une centaine de kilomètres de chez moi. Je vais préparer le massacre cette semaine. Je le récupère mercredi car j'y retourne chasser. Nous avons une attribution de 50 cervidés (18 cerfs, 28 biches et 4 jeunes).

Ces photos ne sont pas de très belle qualité mais j'en aurai d'autres plus tard.

Ce trophée est dépourvu de surandouillers, ils pointent légèrement.

Comment se passe ton début de saison ?

Chez moi, dans la Loire, les chevreuils ont la maladie. Certains sont retrouvés morts.

Cordialement

 

                                              Georges   F.               Octobre 2013

Le cerf d'Hubert, tiré dans l'Orne, en battue.

C'est dans l'Orne que je chassais hier. Un territoire très riche en cervidés mais les consignes de tir sont assez drastiques : il ne faut pas tirer les daguets ayant des dagues de plus de quarante centimètres, souvent le tir des jeunes cerfs fourchus est autorisé. Attention, ils distinguent les fourchus des empaumures; en battue, ce n'est pas évident !!!

J'ai souvent vu des cerfs mais pas tirables car n'entrant pas dans ces consignes.

Hier, nous avions le droit à un vieux cerf fourchu.

J'étais sur un mirador de battue, en retour, en bordure de plaine. Une petite harde (deux biches et deux faons, plus le cerf) arrive tranquillement. Je le vois fermant la marche. J'identifie qu'il a une monoperche, pas conséquent, je me concentre sur l'autre bois. Je vois assez vite qu'il a deux petites pointes. Parfait : il n'est pas à empaumures.

Toujours immobile, la biche meneuse passe la lisière du bois, avance un peu et observe. Le cerf attend derrière et il décide d'avancer; il est dans mon angle de tir. Je me lève, prends ma carabine. A cet instant, la biche fait demi-tour mais j'ai le temps de tirer le cerf avant qu'il ne rembûche. Il s'effondre sur place : je suis aux anges !

Certes, ce n'est pas un tir au saut de l'allée mais d'un autre côté, il est tiré proprement et sans blessure.

Amitiés.

 

Hubert L.   Octobre 2013