Le symbole d'un accomplissement ou la marque indélébile de passions ambigües.

 

Pour l'observateur de notre nature proche, souvent photographe amateur, doublé d'un chasseur invétéré, la prise de vue doublée du tir de l'animal convoité apparaît comme le "nec plus ultra" de ces deux passions , ambigües de prime abord pour le profane et  parfois contradictoires pour le pratiquant.

Combien de fois n'ai-je pas repoussé la décision du tir après la prise de vue, parfois pour des raisons de sécurité, ou pour des motifs plus sentimentaux, pas toujours dictés par une reflexion "raisonnable"?

Le temps viendra sans doute où j'abandonnerai l'arme et le tir, ce sera alors dans l'ordre des choses, après une vie de chasseur pleine, source de tant de souvenirs et d'émotions souvent partagées.

Ce temps-là n'est pas encore venu et je veux encore profiter des forces et de l'entrain, qu'hélas chaque jour la maladie lézarde et compromet. Cet enthousiasme parfois émoussé mais toujours présent, c'est certainement, autant que les traitements et les multiples injections, un maillon essentiel de la thérapeutique.

A plusieurs reprises, j'ai pu réaliser cette gageure : cliché suivi du tir, le même jour ou quelques temps après.

C'est une source de plaisir voire de fierté, qui laisse cependant un peu plus vivace ce curieux sentiment de culpabilité d'avoir enlevé la vie.

 

Je vous proposerai dans cette rubrique le compte- rendu de ces expériences.

 

A VENIR DONC ! A BIENTOT