Vie de lapins à la maladière

Un coup d'oeil sur la vie des lapins.

Nous vivons à la maladière depuis 1982. A notre arrivée, les lapins avaient disparu du paysage encore très bocager de ce coteau nord de Saint Seine l'Abbaye.

L'exposition ensoleillée, la présence d'un sol varié, parfois profond, mais aussi caillouteux, les haies encore larges et non arasées, les vieux murs de pierres, tous ces élements indispensables à la vie du lagomorphe étaient ici réunis avec la présence d'anciens bâtiments pouvant le protéger de la prédation omniprésente.

Plusieurs fois, les lapins sont "revenus" habiter notre environnement proche et égayer de leurs habitudes volubiles notre vie consacrée à l'observation de la vie sauvage.

Je me suis souvent  souvenu des premiers mots d'Alphonse Daudet dans les lettres de mon moulin : "Ce sont les lapins qui ont été étonnés........!!

Ce monde n'était pas un moulin mais l'étonnement était devenu le nôtre.

Nos enfants ont vécu leur jeunesse dans la proximité de ces rongeurs hyperactifs et il nous fallut quelquefois abandonner l'idée d'entretenir un jardin.

La prédation des bêtes sauvages et domestiques, les épizooties ravageuses sont souvent venues à bout de notre petite colonie.

Nous avons cette année signé une convention de gestion de l'espèce avec la fédération des chasseurs qui permet la reprise et le lâcher de lapins de garenne.

Une petite population est donc en cours d'installation. Les premiers lapereaux viennent de sortir "à l'air libre".

Je me propose donc de vous faire partager la vie de ces lapins, si proches et devenus si rares.

le garnissage de la rabouillère

L'entrée de la rabouillère

La lapine devant sa rabouillère

Le travail est intense,

la mise bas est proche.

Deux jours après, la rabouillère est refermée : la mise bas a eu lieu. Rendez-vous dans trois semaines...!!

Une seconde rabouillère : un trou de vieux mur

Avec la même frénésie dans la récolte de l'herbe sèche.

Pas moins d'une douzaine d'allers et retours en une heure.

A cette récolte fourragère, la lapine ajoutera quelques touffes de poils arrachés à son abdomen : un nid délicieux et accueillant !

Cette mise en place se doit d'être rapide et menée d'un coup pour ne pas donner l'éveil aux prédateurs.

Tout est prêt : rendez-vous à la mi-mars, au printemps !