A la fin du siècle dernier, les cerfs abondaient dans nos proches forêts où je conduisais chaque année mes enfants d'abord, mes élèves ensuite et souvent de nombreux amis au brame qui donnait aux frondaisons un air d'opéra  sauvage que les cerfs animaient de leur quête fièvreuse et de leurs combats sauvages.
 
     Je partageais leur folie automnale souvent quotidiennement.
 
     Quelques kilomètres séparaient les places de brame de la maison. Je les parcourais de nuit, le plus souvent à pied, mais parfois à vélo, pour arriver sur place avant le retour des cerfs à leur courte remise diurne.
 
     La nuit leur appartenait mais l'aube me restait promise.


--