Nourrissage maladroit

Les crécerelles nichent cette année dans nos murs. Quatre jeunes au moins sont en train de perdre leur duvet blanc. L'an passé, la couvée avait été prédatée (fouine ?) lors de la couvaison.

Cette occupation est maintenant annuelle et beaucoup plus régulière que celle des chouettes effraies dont le nichoir dans notre fenil a été, ce printemps encore, contrôlé inoccupé par Julien, qui les suit depuis plus de vingt ans.

Derniers nourrissages avant l'envol des jeunes

Les proies s"accumulent en prévision du premier envol si risqué et gourmand en energie.

Les deux premiers jeunes se sont envolés sous la pluie.

Ils sont surpris et tétanisés par cette eau qu'ils n'ont jamais connue dans leur aire protégée.

L'équilibre des premiers instants reste instable.

Mais, les ailes doivent être propres pour l'envol définitif.

Premier envol périlleux.

Le premier envol des crécerelles a toujours été très risqué car leur aire se situe au-dessus de la cour de nos chiens. S'ils ont préjugé de la puissance de leurs ailes, les jeunes faucons se retrouvent au milieu du chenil, ce qui leur a valu parfois de servir de plat de remplacement aux croquettes du soir.

Nous n'avons plus qu'une chienne maintenant, il a donc été aisé cette année de lui interdire cette cour pendant les quatre jours de départs successifs des cinq poussins.

 

Nénamoins, l'atterrissage est parfois surprenant et il faut plusieurs heures pour découvrir "à pattes" cette cour maudite, ses grillages, ses arbustes et ses multiples pièges, qui peuvent également s'avérer salvateurs.

Le grillage du chenil.

Le tuyau du jardin.

La sacoche du photographe.

La charmille.

Les déplacements courts au ras du sol.

Jusqu'à l'envol du dernier jeune, les parents (ici le mâle) apporteront les nombreuses proies nécessaires à l'essor de leur couvée.